COMMUNIQUÉ FSU78 – 27/05/ 2020

Communiqué FSU 78 2S2C

 FSU 78 2S2C »]LETTRE AU PRÉFET DES YVELINES – 11/05/ 2020

Lettre au Préfet des Yvelines

 

COMMUNIQUÉ FSU78 – 30/04/ 2020

Un gouvernement définitivement irresponsable.2

COMMUNIQUÉ FSU78 – 17/04/ 2020

La santé avant leurs profits
Lors de son allocution du lundi 13 avril, le Président de la République a annoncé la réouverture des écoles dans le cadre du déconfinement le 11 mai prochain.
La FSU 78 s’étonne de la précipitation avec laquelle cette annonce a été faite. Cette annonce se fait au
mépris de l’urgence sanitaire et avec le risque de relancer l’épidémie. Nous constatons que le Président n’a pas pris en compte l’avis des médecins : l’Inserm et le Conseil National de l’Ordre des médecins jugent la réouverture des écoles – collèges – lycées le 11 mai comme étant prématurée. Il paraît pourtant acquis dans le monde médical que les enfants peuvent être porteurs du virus, et à ce titre être contaminés donc contaminants. Comment justifier la réouverture des écoles alors même que les restaurants, salles de concerts resteront fermées après le 11 mai ? Pour la FSU 78, la santé de tous doit être l’unique priorité !
Dans le sillage d’Emmanuel Macron, les déclarations de Jean-Michel Blanquer sont tout aussi surprenantes : les conditions d’une réouverture le 11 mai prochain n’ont pas été anticipées ! Toutes les questions des organisations syndicales sont restées sans réponse, au prétexte que nous aurions deux semaines pour préparer cette « rentrée ». Quelles procédures pour les enfants bénéficiaires de PAI ou accompagnés d’AESH, pour les plus jeunes en maternelle et pour lesquels la distanciation sociale est impossible ?
Comment faire respecter les gestes barrières dans les établissements scolaires lorsque l’état déplorable des sanitaires ne permet même pas le simple lavage des mains ? Comment gérer les contraintes sanitaires en EPS, en musique où le chant est un vecteur important de transmission, dans les ateliers de la voie professionnelle, à la cantine ou dans les transports scolaires ? Comment concrètement faire rentrer « progressivement » 35 élèves d’une même classe ? Comment assurer le risque minimum quand nous n’avons aucune assurance que chaque membre de la communauté éducative pourra porter un masque afin d’éviter la contamination ? Pour la FSU 78, dans l’état actuel des choses, cette réouverture se ferait sans aucune garantie pour la protection des personnels comme des usagers.
La décision d’Emmanuel Macron de limiter le dépistage aux seules personnes qui présentent des symptômes est tout aussi incompréhensible, sauf à penser qu’il y a pénurie de tests. Cette hypothèse semble la plus probable, car à force de délocaliser, l’industrie française n’a plus les capacités de produire des tests pour tous.
Pour la FSU 78 il faut traiter les malades, isoler ceux avec qui ils ont été en contact et tester ceux qui ne
présentent aucun symptôme pour savoir s’ils sont porteurs ou s’ils sont immunisés. Et ensuite, il sera temps d’évoquer le déconfinement !
Emmanuel Macron a justifié sa décision par la nécessité de lutter contre les inégalités scolaires. Pour la FSU78 cela sonne d’abord comme un aveu : celui que la « continuité pédagogique » n’en était pas une. Les personnels, les parents, les étudiants et élèves ont fait comme ils pouvaient pour gérer la discontinuité pédagogique. S’il s’agissait pour ce gouvernement de lutter vraiment contre les inégalités scolaires, il aurait annoncé « en même temps » la fin des politiques d’austérité qui frappent notre système éducatif depuis trop longtemps.
Alors pourquoi annoncer le déconfinement de l’école le 11 mai ? Y aurait-il un lien de cause à effet entre cette décision et les pressions du MEDEF qui veut remettre les français au travail le plus vite possible, 60h par semaine si besoin, en mordant sur les RTT des uns et les congés des autres, mais sans rien lâcher sur le versement des dividendes aux actionnaires ? Comment produire si les parents doivent rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants ? Pour la FSU, la protection des personnels et des élèves ne peut pas être une variable d’ajustement de l’économie.
C’est pourquoi, au préalable de toute réouverture, la FSU 78 exige :
– un protocole d’accueil national, décliné au niveau académique et départemental pour garantir la sécurité des personnels et des usagers. La FSU refuse que ces garanties se déterminent localement. Les CHSCT Académiques et Départementaux doivent y être associés et le valider en instance avant la date de retour des élèves et des personnels dans les écoles, les établissements du second degré et les services administratifs.
– conformément à l’avis du CHSCT ministériel du 3 avril, le dépistage systématique des personnels et des élèves doit-être le pré-requis à toute reprise. Le port du masque doit-être obligatoire.
– le travail des CHSCT et leur rôle indispensable dans la prévention des risques professionnels doivent-être réaffirmés afin que l’agenda social concernant leur avenir menacé soit relancé.
– une réévaluation de la situation des personnels les plus fragiles (femmes enceintes, pathologies
particulières, plus de 50 ans…), au regard des derniers éléments découverts sur le Covid19, doit les
préserver de toute contamination. Leur maintien en confinement doit être garanti par des autorisations
spéciales d’absence (ASA).
La FSU 78 constate que toutes ces conditions ne sont pas actuellement réunies. C’est pourquoi nous
considérons que ce projet de réouverture des établissements scolaires est aujourd’hui inopportun. La FSU 78 prendra toutes ses responsabilités en tant que Fédération syndicale pour protéger la santé des personnels et des usagers.
La santé de tous doit être l’unique priorité, loin devant les profits des 1 % les plus riches qui détiennent autant que 92 % de la population mondiale (rapport Oxfam 2020).

COMMUNIQUÉ FSU78 – 8/04/ 2020

Le statut, meilleur rempart au virus

Depuis le début de la crise sanitaire, on observe dans la Fonction publique d’État une  singulière tendance à mélanger les missions des uns et des autres. Ainsi, on demande aux parents d’être enseignants pour assurer la « continuité pédagogique » des apprentissages, quand les enseignants sont pour leur part sollicités afin de gérer la garde des enfants de soignants et du ministère de l’intérieur.  Le bénévolat est appelé à la rescousse des métiers du Social pour agir auprès des publics en grande précarité, quand il ne se substitue par à leurs missions. En revanche, les infirmières scolaires  ont toutes les difficultés à s’inscrire au registre de la réserve sanitaire à laquelle leur statut devrait pourtant les rattacher, au prétexte qu’elles ne sont pas inscrites à l’Ordre National des Infirmiers.

Aurait-on perdu la raison sous l’effet du choc épidémilogique ? Ou cette confusion est-elle au contraire volontairement entretenue ? Le confinement risque fort de devenir un laboratoire de dérégulations, dans lequel tout serait dans tout, et plus rien ne serait vraiment à sa place. N’oublions pas que la casse du statut a été entamée bien avant le début de la crise, notamment sous l’impulsion d’Olivier Dussopt et de sa « Loi de transformation de la Fonction publique» : recours accru aux contractuels, remise en cause du paritarisme. Si nous n’y prenons pas garde, la situation que nous vivons peut-être, pour le gouvernement, un catalyseur de cette réforme destructrice pour les services publics.

Alors que la propagande de l’état joue sans retenue sur la corde sensible et dans le registre de l’émotion pour nourrir l’équivoque au sujet des missions de chacun, ne confondons pas professionnalisme et solidarité. Nous devons distinguer clairement ce qui relève du volontariat de ce qui relève du fonctionnariat. On peut-être un citoyen solidaire, engagé au quotidien dans le contexte de la crise, sans pour autant renoncer à l’exigence de maintenir le cadre de ses missions statutaires. Aussi, ne cédons pas à la tentation de faire le métier de l’autre, surtout quand ce dernier est empêché de le faire convenablement pour des raisons qui défient toute rationalité (suppressions de postes, réorganisation des services, absence de protections).

Pour la FSU 78, le statut de fonctionnaire doit rester la garantie d’avoir des professionnels formés et responsables en toutes circonstances. Mais ne jouons pas la comédie de la « continuité du service public » quand la situation de confinement et le manque de moyens rendent nos missions extrêmement difficiles. Assurer une présence nécessaire auprès de ceux qui en ont aujourd’hui le plus besoin (précaires, publics fragiles et en rupture sociale) ne doit pas se faire au détriment des conditions d’hygiène et de sécurité. En ce qui concerne l’accueil des enfants de personnels réquisitionnés, il doit bien entendu, sur la base du volontariat, se poursuivre.

Pensons enfin aux suites du confinement. Il nous faudra faire face aux nombreuses demandes auxquelles dans tous les services (écoles, services sociaux…) nous n’auront pas pu répondre pendant le confinement, mais aussi prendre en considération toutes les conséquences engendrées par cette  pandémie (problèmes financiers dus au chômage technique, décrochage scolaire, répercussions psychiques dues au stress, à l’isolement, aux violences intra-familiales, à la perte d’un membre de sa famille…). Plus généralement, il faudra conforter les services publics, avec une programmation de recrutements et une revalorisation, car ils sont  les seuls garants d’une meilleure équité au sein des différents territoires et notamment auprès des plus fragiles. La FSU 78 s’engage à défendre cet autre choix solidaire  de société !

COMMUNIQUÉ FSU78 – 20 MARS 2020

De quoi la « continuité pédagogique » est-elle le nom ?

Au prétexte de vouloir assurer la continuité du service public d’éducation dans ce contexte de crise sanitaire, Jean-Michel Blanquer demande aux enseignants, de la maternelle à l’université, de mettre en œuvre la « continuité pédagogique ». Mais que signifie cette expression qui ne repose sur aucun texte réglementaire, alors même que les personnels de l’EN sont, du point de vue de l’administration, en situation de confinement ? Actuellement, les salariés du privé sont confinés soit parce qu’ils gardent leurs enfants, soit parce qu’ils sont malades. Autrement, ils sont en télé-travail lorsque cela est possible, ou bien ils se rendent sur leur lieu de travail avec une attestation de leur employeur. Force est de constater que l’enseignant n’entre dans aucune de ces cases. Ce no man’s land administratif permet au ministre de l’éducation d’imposer la mission d’assurer la « continuité pédagogique » à des personnels qui ont, par ailleurs, l’obligation de garder leurs propres enfants à la maison. Plus absurde encore : Un enseignant malade ne peut se voir délivrer un arrêt de travail par son médecin, sous prétexte qu’il est confiné…
Doit-on alors s’étonner d’entendre le ministre dire que « rien n’est impossible, tout est sur la table » concernant de possibles modifications du calendrier scolaire ? Si les enseignants sont confinés, c’est donc qu’ils ne travailleraient pas vraiment ! « Et en même temps », selon la formule macronnienne, il paraît justifié de leur demander de suivre leurs élèves en leur donnant des devoirs, en les appelant au moins une fois par semaine, en les conviant à suivre le cours par visio-conférence. Voilà ce qu’est la « continuité pédagogique » : du travail gratuit qui ne dit pas son nom !
Depuis la fermeture des établissements scolaires, les enseignants ne comptent pas leurs heures pour adapter leurs cours au travail à distance, pour rassurer les élèves et leurs parents. Alors que Jean-Michel Blanquer affirme que l’environnement numérique de travail est prêt, chacun peut constater que rien ne fonctionne correctement. Les outils institutionnels sont très loin d’avoir la capacité de charge pour supporter le grand nombre de connexions. Preuve s’il en fallait que le personnel de l’EN n’est pas en vacances ! Pour faire face à cette déroute, les enseignants se tournent vers les interfaces privées, sans toujours avoir conscience qu’ils enfreignent le Règlement Général sur la Protection des Données. Loin de communiquer sur les dangers de ces outils, la hiérarchie semble au contraire encourager ces pratiques illégales (présence de logiciels espions, absence totale de transparence concernant le droit à l’image). Enfin, personne n’interroge la fracture numérique qui va nécessairement creuser les inégalités scolaires. Les informations en ligne (quand on a un accès à internet…) ne peuvent pas suffire à l’appropriation des savoirs par les élèves.
L’impréparation du ministère, c’est aussi la difficulté à mettre en place le service minimum d’accueil pour les enfants des personnels soignant dans les écoles. Pour la FSU 78, il va sans dire que cet accueil est une nécessité pour soulager les agents du service public de santé. Alors que les enseignants volontaires qui assurent l’ouverture des écoles prennent des risques, il est inacceptable que les conditions d’hygiène et de sécurité ne soient pas garanties par leur employeur ! Ce sont les collectivités territoriales qui ont à gérer la désinfection des bâtiments, ce qui crée des différences d’une école à l’autre, sans parler de l’absence de masques, de gel nettoyant et même de serviettes en papier jetable.
Dans ce contexte de crise sanitaire, il est inadmissible que la communication ministérielle donne l’illusion que l’école se poursuit à domicile. Le dévouement des enseignants pour le service public d’éducation ne saurait pallier les insuffisances d’un système scolaire à bout de souffle. La situation actuelle, aussi inédite soit-elle, ne fait qu’amplifier des difficultés que nous ne cessons de dénoncer depuis des années : manque de moyens, manque de personnel, renvoi des responsabilités au local, absence de cadre réglementaire, creusement des inégalités, dépossession du sens de nos métiers. S’il n’est pas question de vie ou de mort, comme dans les hôpitaux, ne nous leurrons pas : nous sommes bien atteints du même mal. La FSU 78 appelle à une prise de conscience salutaire. Ce sont des réponses collectives qui doivent être avancées. La rupture que nous subissons aujourd’hui doit porter les germes d’une remise en question profonde des politiques néo-libérales qui nous ont mené dans cette impasse.

COMMUNIQUÉ FSU78 – 17 MARS 2020

La fermeture des établissements scolaires, décidée par le chef de l’état jeudi 12 mars, était la bonne décision. Elle a permis de mettre fin à des mesures disparates, renvoyant au local le choix d’arrêter ou non les cours. Nous regrettons que la communication du ministère de l’éducation nationale n’ait pas été à la hauteur de cet arbitrage de l’exécutif. Il était inutile et anxiogène de demander aux enseignants de venir dans les établissements alors même que le premier ministre réclamait à chacun de réduire ses déplacements au strict nécessaire.

Obsédé par la continuité pédagogique, le ministre de l’éducation Nationale a une nouvelle fois fait la preuve de son manque total de confiance vis à vis du corps enseignant. Bien sûr que nous serons tous mobilisés pour permettre à nos élèves de rester en lien avec l’école dans le contexte de confinement. Bien sûr que nous répondrons, avec professionnalisme et sens des responsabilités, aux attentes des parents. Seulement, ne nous leurrons pas sur notre capacité à assurer cette soi-disant continuité… Outre les difficultés techniques inhérentes à la mise en place d’un environnement numérique de travail véritablement efficace, nous savons tous très bien que rien ne remplace l’étayage de l’enseignant en présence de l’élève. Nous savons également que la fracture numérique renforcera le creusement des inégalités scolaire. Mais était-il besoin de faire tomber la suspicion sur les enseignants en exigeant qu’ils soient présents dans les établissements alors même que les élèves étaient invités à rester chez eux ?

Dans le contexte de crise sanitaire que nous traversons, l’enjeu de l’accueil des enfants du personnel soignant mérite toute notre attention. Les hôpitaux sont aujourd’hui sous tension, alors que notre système de santé a été mis à mal par des décennies d’austérité budgétaire. La FSU 78 tient à affirmer toute sa solidarité au personnel soignant qui gère aujourd’hui en première ligne les conséquences de l’épidémie. Elle salue l’engagement sans faille de ces hommes et femmes qui ont, pour un certain nombre d’entre eux, des enfants scolarisés entre 3 et 12 ans. Nous rappelons que la présence d’enseignants et d’enseignantes dans les écoles repose sur le volontariat des équipes. Il ne peut s’agir des personnels en situation médicale dite fragile, devant garder leur enfant ou devant prendre des transports collectifs. Cette présence permet d’assurer une continuité du service public d’éducation en répondant notamment aux questions des familles et d’accueillir les enfants des personnels d’hôpitaux.  Encore faut-il faut que les écoles et les établissements puissent disposer d’un minimum d’équipement (gel hydroalcoolique, serviettes jetables, masques…). La FSU 78 veillera à ce que ces préconisations soient bien appliquées afin d’assurer la sécurité et les droits de chacun.

La crise actuelle doit faire entendre raison au gouvernement : les services publics ne peuvent plus être une variable d’ajustement financier. Notre modèle social, issu du Conseil National de la Résistance, repose sur la solidarité. C’est ce modèle qui tient aujourd’hui à bout de bras notre société ébranlée par l’épidémie. On ne peut pas à la fois réclamer l’esprit de sacrifice d’hommes et de femmes pour ensuite justifier la suppression de leurs postes par des considérations purement comptables. On ne peut pas à la fois dénigrer le soi-disant coût des régimes spéciaux et demander aux cheminots de faire rouler les trains, aux enseignants d’enseigner, aux soignants de soigner. Pour la FSU 78, la suspension de la réforme des retraites n’est que la première étape de ce qui doit être la reconquête de nos droits pour une société plus juste et solidaire : engagés au quotidien !

COMMUNIQUÉ FSU 78 – 14 mars 2020

La crise sanitaire liée à l’épidémie nous contraint, dans l’immédiat, à annuler un certain nombre d’actions en cours : manifestation du samedi 14 mars à Paris, rassemblement éducation à Paris le mercredi 18 mars, manifestation départementale à Versailles le jeudi 19.

Le gouvernement justifie la mesure d’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes par la nécessité de limiter la propagation du virus. Est-ce le même souci qui a conduit la police à mettre en garde à vue les scientifiques, urgentistes, syndicalistes, chercheur-ses et militant-es du mouvements social qui étaient présent-es hier soir à proximité de l’Elysée à l’occasion de l’action « démasquons Macron » prévue pour dénoncer le non respect des engagements climatiques de la France, les attaques contre le système social français, la casse des services publics dont celui de l’hôpital ?

La FSU 78 considère que la gestion sanitaire ne doit en aucun cas autoriser une remise en cause de nos droits fondamentaux, dont celui de manifester. Si nous estimons que les conditions ne sont actuellement pas réunies pour garantir la sécurité des participant-es et susciter une mobilisation massive, nous aviserons très prochainement des suites et des formes que doivent prendre nos mobilisations dans le département. Dans l’immédiat, nous exigeons la suspension des travaux parlementaires concernant la contre-réforme des retraites.

Le Covid 19 agit comme un révélateur. En France, comme ailleurs dans un monde soumis à la loi des marchés, les services publics sont mis à l’épreuve. Notre système de santé souffre d’un manque de moyens entretenu par des décennies d’austérité budgétaire. Alors que le président de la République en appelle aujourd’hui à la solidarité, nous devons plus que jamais porter l’exigence d’un modèle social réellement ambitieux pour nos hôpitaux, notre école, notre sécurité sociale et notre système de retraite par répartition. Il nous faut maintenir la pression pour contraindre le gouvernement à apporter des réponses à la hauteur de la gravité de la situation, en termes de moyens, de postes, de reconnaissance des qualifications. Il semblerait que l’argent et le sérieux budgétaire ne soient plus un problème. Fallait-il en arriver là pour s’en rendre compte ?

La FSU 78 continuera à se mobiliser. Pour l’heure, nous mettons tout en œuvre pour assurer la défense et la sécurité de tous les personnels dans le contexte de la fermeture des écoles décidée jeudi 12 mars. N’hésitez pas à solliciter nos syndicats pour obtenir les informations et le soutien dont vous avez besoin.